Gestion et finances · Outil de calcul
Coût de revient : définition, calcul et usages en entreprise
Méthode de calcul du coût de revient, différence avec le coût d’achat, et lien avec le prix de vente.

Le plan de lecture
La réponse, sans détour
Le coût de revient est la somme des charges directes et indirectes supportées pour produire un bien ou fournir un service, rapportée à la quantité produite. Il se calcule ainsi : (charges directes + charges indirectes) / quantité produite. Il indique le niveau minimal auquel fixer le prix de vente pour couvrir ses frais.
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Coût de revient unitaire
30,00 €
- Coût de production
- 14 000,00 €
- Coût de revient total
- 15 000,00 €
Part de chaque poste
- Matières40,0 %
- Main-d’œuvre directe30,0 %
- Autres charges directes6,7 %
- Charges indirectes16,7 %
- Distribution6,7 %
Le coût de revient additionne le coût d’achat des matières consommées, les charges directes de production, la part des charges indirectes affectée au produit et les coûts de distribution. Le résultat dépend de la répartition des charges indirectes choisie.
Définition et formule du coût de revient
Le coût de revient, aussi appelé coût unitaire, correspond à la somme des charges directes et indirectes supportées par l’entreprise pour produire un bien ou rendre un service, rapportée à la quantité produite. La formule de base est simple : (charges directes + charges indirectes) / quantité produite. Ce calcul donne le coût d’une unité, ce qui sert à comparer les produits entre eux et à fixer un prix.
Dans une entreprise en activité, le coût de revient sert d’abord à savoir combien coûte réellement une unité. Un dirigeant qui vend sans connaître ce chiffre risque de travailler à perte sans le voir.
Charges directes et charges indirectes
Les charges directes proviennent du processus de fabrication ou de réalisation de la prestation. Il s’agit des matières premières et des achats nécessaires, mais aussi de l’énergie consommée par les machines et du personnel affecté à la production. Ces charges directes varient en général avec le volume fabriqué.
Les charges indirectes ne se rattachent pas directement à un produit. Elles font fonctionner l’entreprise : loyer, téléphonie et internet, assurances, frais postaux, publicité. Comme elles touchent l’ensemble de l’activité, il faut les répartir entre les produits à l’aide d’une clé de répartition, par exemple le volume produit, le chiffre d’affaires ou le temps passé. Pour cette répartition, il faut garder une clé stable d’une période à l’autre, et l’impact des variations de stock doit être pris en compte.
Calculer un coût de revient, en trois temps
Le calcul suit une méthode en trois temps. Il faut d’abord recenser les charges directes de chaque produit, puis répartir les charges indirectes selon une clé choisie. Ensuite on additionne le tout, et on divise par la quantité produite sur la même période.
Voici un exemple fictif : une entreprise fabrique 1 000 produits, avec 5 000 € de matières et 3 000 € de main-d’œuvre directe, puis 2 500 € de charges indirectes. Le total est de 10 500 €, soit un coût de revient de 10,50 € l’unité. Le calculateur ci-dessus reprend cette méthode : il suffit de saisir la quantité, les matières, la main-d’œuvre, les autres charges directes, la part des charges indirectes et les coûts de distribution.
- Recenser les charges directes de chaque produit.
- Choisir une clé de répartition pour les charges indirectes.
- Additionner l’ensemble et diviser par la quantité produite.
Coût d’achat et prix de revient
Le coût d’achat est le prix payé pour acquérir un bien auprès d’un fournisseur, hors frais internes. Le coût de revient va plus loin : il intègre la production, la distribution et le fonctionnement de l’entreprise. Le prix de revient est un synonyme du coût de revient : il désigne l’ensemble des coûts supportés jusqu’à la mise à disposition ou la vente.
Pour un revendeur qui ne transforme rien, le coût d’achat peut être proche du coût de revient. Pour un fabricant, l’écart est souvent important, car la main-d’œuvre et les frais de production s’ajoutent. Lorsqu’une partie de la fabrication est confiée à un tiers, le coût de la sous-traitance d’une partie de la fabrication entre dans le calcul au même titre qu’une charge directe.
Du calcul au prix de vente
Le coût de revient donne le niveau minimal du prix de vente HT pour que l’entreprise rentre dans ses frais. Il ne suffit pas à fixer le prix. Il faut ajouter une marge, c’est-à-dire le montant qui dégage un bénéfice et sert à rembourser les prêts. La marge se calcule ainsi : prix de vente HT moins coût de revient.
Il faut aussi regarder les prix des concurrents sur des produits comparables. Un prix trop élevé peut éloigner les clients, même si le coût est bien couvert. Dans la pratique, le dirigeant combine donc trois éléments : le coût de revient, la marge visée et le prix du marché. Ces éléments nourrissent ensuite la réflexion commerciale, du cycle de vente jusqu’à la négociation finale.
Les limites du calcul
Le résultat dépend de la clé de répartition choisie pour les charges indirectes. Deux clés différentes donnent deux coûts de revient différents. Il faut donc la documenter et la garder stable d’une période à l’autre pour que les comparaisons aient un sens. Le calcul porte aussi sur une période donnée : si les volumes changent fortement, le coût unitaire change avec eux.
Ces règles sont des principes généraux de comptabilité de gestion. Pour une situation précise, notamment au regard de la fiscalité ou de la répartition de charges particulières, il est recommandé de consulter votre expert-comptable.