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Numérique et outilsGuide

Infrastructure informatique : composantes et choix pour une PME

Matériel, logiciels, réseau et stockage : les quatre composants d’une infrastructure informatique et les choix qui s’imposent à une PME.

Salle technique d’une petite entreprise avec un serveur et des câbles réseau, éclairage sobre
Le plan de lecture
  1. Infrastructure informatique : définition et composants
  2. Modes d’hébergement : sur site, cloud ou hybride
  3. Sécurité : erreurs fréquentes à éviter
  4. Sauvegardes : une pratique à structurer
  5. Mises à jour : qui fait quoi, et quand
  6. Par où commencer
  7. Les questions des lecteurs du Mag
  8. Nos lectures de référence

La réponse, sans détour

Une infrastructure informatique est l’ensemble des composants qui permettent à une entreprise de faire tourner ses outils : matériel, logiciels, réseau et stockage. Pour une PME, elle se décrit par quatre composants, trois modes d’hébergement (sur site, cloud, hybride) et des pratiques de sécurité comme la sauvegarde et les mises à jour.

Infrastructure informatique : définition et composants

Une infrastructure informatique désigne l’ensemble des moyens techniques qui permettent à une entreprise d’utiliser ses outils et ses données. Elle regroupe le matériel, les logiciels, le réseau et le stockage. Pour une PME, c’est souvent un ensemble de postes de travail, d’un ou plusieurs serveurs, d’équipements de connexion et de services en ligne.

Le matériel

Le matériel comprend les serveurs, les ordinateurs, les routeurs et les commutateurs. Les installations qui hébergent, refroidissent et alimentent un centre de données peuvent aussi être considérées comme des composants matériels.

Les logiciels

Les logiciels sont les applications utilisées par l’entreprise, ainsi que le système d’exploitation, qui gère les ressources du matériel et établit les liens entre les logiciels et les ressources physiques nécessaires à chaque tâche.

Le réseau

Le réseau relie les équipements entre eux et avec l’extérieur. Il comprend la connexion à Internet, les pare-feu, les routeurs, les commutateurs et les câbles. Il permet la communication entre les systèmes internes et externes.

Le stockage

Le stockage désigne les supports où sont conservées les données, qu’ils soient internes aux serveurs, dans des baies dédiées ou dans un service distant. Le choix du stockage influence directement la capacité de restauration en cas de problème.

Modes d’hébergement : sur site, cloud ou hybride

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) distingue plusieurs modes de déploiement de services en nuage : public, privé, hybride, communautaire et multicloud. Pour une PME, on retient en pratique trois configurations : tout sur site, tout dans le cloud, ou une combinaison des deux.

ModeOù sont les donnéesPoint de vigilance
Sur siteDans les locaux de l’entrepriseMaîtrise directe, mais sauvegarde et alimentation à assurer
CloudChez un fournisseur, via InternetRépartition des responsabilités à formaliser dans le contrat
HybrideUne partie sur site, une partie dans le cloudCartographie claire pour savoir où se trouve chaque donnée

Le choix dépend de la sensibilité des données, des obligations réglementaires et des compétences disponibles en interne. Pour un avis adapté à votre situation, rapprochez-vous de votre prestataire informatique.

Sécurité : erreurs fréquentes à éviter

La CNIL recense plusieurs erreurs classiques. Premièrement, présumer que la sécurité dans le cloud incombe uniquement au fournisseur : le client a aussi un rôle à jouer pour protéger ses données, y compris face au fournisseur lui-même. Deuxièmement, conserver la sauvegarde dans le même centre de données que les données. Troisièmement, croire que le chiffrement côté serveur protège les données vis-à-vis du fournisseur.

Il faut aussi savoir que l’utilisation des services de gestion de clés proposés par le fournisseur implique que celui-ci peut accéder aux données. La CNIL déconseille de migrer toutes ses données sans identifier celles qui sont trop sensibles, et recommande d’attribuer les accès selon le principe du moindre privilège, c’est-à-dire ne donner que les droits strictement nécessaires. Pour mieux comprendre la manière dont une infrastructure peut être représentée et simulée, vous pouvez lire ce qu’est un jumeau numérique.

Sauvegardes : une pratique à structurer

Cybermalveillance.gouv.fr rappelle qu’en cas de perte, de vol, de panne, de piratage ou de destruction d’un appareil, les données qu’il contient sont perdues. Une sauvegarde régulière est donc la première protection.

  1. Identifier les appareils et supports qui contiennent des données.
  2. Déterminer quelles données doivent être sauvegardées, en se demandant lesquelles ne peuvent pas être récupérées ailleurs.
  3. Planifier les sauvegardes à une fréquence adaptée aux besoins.
  4. Déconnecter le support de sauvegarde après usage, pour qu’un virus de type rançongiciel ne l’affecte pas.
  5. Conserver une copie dans un lieu différent de celui des données originales.
  6. Tester régulièrement la sauvegarde, par exemple en la copiant dans le système original.

Il existe trois types de sauvegardes. La sauvegarde complète copie la totalité des données. La sauvegarde incrémentale ne copie que les fichiers créés ou modifiés depuis la dernière sauvegarde. La sauvegarde différentielle copie les fichiers créés ou modifiés depuis la dernière sauvegarde complète. Pour une entreprise, il faut aussi penser à sauvegarder les logiciels et la configuration nécessaires à l’exploitation des données.

Mises à jour : qui fait quoi, et quand

Cybermalveillance.gouv.fr indique qu’un seul appareil ou logiciel non à jour peut ouvrir une brèche dans l’environnement numérique. En entreprise, il est utile de définir des règles : qui procède à l’inventaire, où et comment rechercher les mises à jour, qui les installe et à quel moment.

Plusieurs réflexes s’appliquent. Télécharger les mises à jour uniquement depuis les sites officiels des éditeurs et fabricants. Planifier l’installation pendant les périodes d’inactivité. Sauvegarder les données et les logiciels avant une opération, pour pouvoir revenir en arrière si nécessaire, et tester la mise à jour lorsque c’est possible, car elle peut rendre incompatible un autre équipement ou logiciel.

Lorsqu’une solution arrive en fin de vie et que ses mises à jour ne sont plus proposées, il faut identifier les délais et les ressources nécessaires pour migrer vers un autre outil. Si un appareil ne peut plus être mis à jour, il faut en limiter les risques par d’autres moyens. Pour le renouvellement des postes, il peut être utile de connaître la durée de vie d’un portable avant de planifier un remplacement.

Par où commencer

Avant toute décision, dressez l’inventaire de votre infrastructure : liste des postes, des serveurs, des logiciels, des services en ligne et des supports de sauvegarde. Notez pour chacun son propriétaire, son mode d’hébergement et sa date de fin de mise à jour. Cet inventaire sert de base à la cartographie recommandée par la CNIL et à la planification des sauvegardes et des mises à jour. Si vous réfléchissez à la manière d’organiser ces chantiers, la transformation agile d’une organisation peut servir de point d’entrée.

Les questions des lecteurs du Mag

C’est quoi l’infrastructure informatique ?
C’est l’ensemble du matériel, des logiciels, du réseau et du stockage qui permettent à une entreprise d’utiliser ses outils et ses données.
Quels sont les différents types d’infrastructure informatique ?
On distingue généralement l’infrastructure sur site, l’infrastructure cloud et l’infrastructure hybride, qui combine les deux.
Quels sont les 4 grands domaines de l’informatique ?
Les quatre composants d’une infrastructure sont le matériel, les logiciels, le réseau et le stockage.

Nos lectures de référence

  1. CNIL, sécuriser les données dans un environnement cloud
  2. Cybermalveillance.gouv.fr, bien gérer ses sauvegardes
  3. Cybermalveillance.gouv.fr, bien gérer ses mises à jour